Air Celebration, La libération a toujours été là.

La colère - 8:06 (16/02/2014)



    
Question : Je me suis découverte à vivre et exprimer, vraiment, des colères. Aussi bien dans la voix : crier, hausser la voix que, parfois même, dans des gestes assez violents. C’est assez déconcertant quand, depuis quelques temps on suit un peu tous ces enseignements. On ne pense pas en arriver là. En ces temps particuliers, quel regard porter sur ce genre de colère qui s’exprime à travers cette souffrance intérieure de ne plus sentir cette légèreté que j’ai pu contacter à des moments (ces écarts, donc) et sur ce fait, en plus, que cela s’exprime, comme ça, avec une autre personne ?

Air : Qu’est-ce qui déclenche la colère à intérieur et non pas dans les éléments extérieurs ? Qu’est-ce qui fait qu’à un moment donné si j’étais bien (si j’étais en légèreté) là, je ne le suis plus ? Si on a vécu des moments de décollement de la conscience (c’est à dire si vous avez vécu des moments où vous étiez en Absolu, baignant en absolu, même sans l’avoir reconnu) quand la conscience se recolle c’est extrêmement douloureux. Et comment le voyez-vous ? vous le voyez par rapport aux choses extérieures qui viennent vous perturber à l’intérieur et qui vous montrent, non pas que l’autre est insupportable mais, que la conscience s’est recollée à l’intérieur, a ré adhéré à l’existence d’un « je » à l’existence « d’un autre » et que, du coup (comme à un moment donné il y a eu vécu du détachement de la conscience) cela devient insupportable.

Pendant des années, au sein de la personnalité on a appris à fonctionner dans les normes, à maîtriser les émotions, à faire en sorte de maîtriser sa personnalité pour qu’elle reste dans les normes. Mais quand la conscience se décolle, là il y a juste la paix, la joie, la simplicité. Tout est extrêmement simple et dès que la conscience se recolle, tout devient à nouveau compliqué et c’est automatiquement insupportable parce que l’on sait qu’il y a la légèreté quelque part. Tant qu’on était uniquement dans la personnalité on  ne connaissait pas cette légèreté mais maintenant qu’on sait qu’elle est là, c’est intolérable de recoller. C’est intolérable de se retrouver au sein d’une personne, de nouveau. Du coup, cela peut se manifester par un mal être, par des colères mais, effectivement par une très forte tension. Et cette tension dit : « oh, oh ! je suis collée » C’est donc un super cadeau à partir du moment où on ne se laisse pas prendre dans le : « je suis en colère » mais dans : « je suis collé » (« je suis » n’étant pas ce que je suis mais : « la conscience s’est recollée. ») La conscience s’est recollée et créée un : « je suis » qui est en colère mais la seule information véritable pour ce que je suis de toute éternité c’est : « La conscience s’est recollée, » ce qui est déjà plus doux.

Si notre conscience s’est déjà décollée, on sait par expérience que ce n’est pas en cherchant à décoller la conscience que l’on va la décoller. Mais, comme on a ce mal être qui est là, qui remplit on a tendance à vouloir décoller ça, tout de suite ! Et là, en fait, on rajoute une sorte de colère sur la colère qui vient bien re cimenter tout cela. En définitive, la seule chose qui va ramener la Paix c’est de décoller de ce qui est vécu. Il vaut donc mieux être mal quand la conscience se colle. Ce mal être nous montre que la conscience s’est collée et c’est le plus beau cadeau qui puisse exister.

Question Air : Qu’est-ce que ça vient faire résonner en toi ?

Q : Cela résonne juste, c’est vrai que je devrais plutôt le prendre comme un signal pour que ma personnalité ne parte pas dans le sens de cette souffrance mais réagisse, se dise : « tiens, là voici une alerte, je suis collée, comment puis-je utiliser mes outils à moi pour me décoller ? » Alors, si en face j’ai de nouveau une situation qui vient m’emmener dans quelque chose où je ne veux pas aller, en fait, comment dire...

Air : Si en face arrive une situation dans laquelle tu ne veux pas aller, c’est que tu es collée.

Q : Ah voilà, c’est encore quelque chose que je n’avais pas vu.

Air : Parce que si la conscience n’est pas collée il n’y a plus d’autre en face et encore moins de situation dans laquelle tu ne veux pas aller. Il y a des expériences qui peuvent être plus agréables que d’autres mais cela t’est égal.

Q : Donc il y a une part de peur, la peur que cela se renouvelle, du coup je suis déjà dans quelque chose de collé intérieurement.

Air : Si tu as peur que quelque chose se renouvelle cela veut dire que, forcément, la conscience est collée parce qu’il y a projection au sein du temps. C’est une autre manière de montrer que la conscience est collée. D’une certaine manière, tout ce qui a fait notre vie jusqu’à présent en disant : « il y a le bien, il y a le mal » aujourd’hui, ça vient dire : « que ce soit le bien ou que ce soit le mal on est collé. » Donc cela réunifie les deux, sans problème puisque l’un comme l’autre vient nous montrer que l’on est collé.




Proposé par Air
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